AuthorSimon JANVIER

Design Headlines, a frontpage for graphic design news, built with Drupal 6

designheadlines.mail-studio.com

In order to complete my Drupal 6 training, I have decided to build a front page, similar to a newspaper, to show some graphic design news.

It was really instructive to deal with rss feeds to automatically import my news.

I have built a frontpage with 10 columns fully compatible with Safari on iPad. It was one of my ideas to test a newspaper presentation on my iPad with this project.

I update the news often, but in order to show the bests content, I must select the news myself with a semi-automatic import system.

 

10 columns layer built with Drupal 6, Views and panels

Summary of the project:

  • Automatic import the news with feeds API
  • Using mix Views and Panels to build the frontpage
  • I use a custom layout to dynamically show the right columns number
  • The pictures of the news are processed with imagecache to show the right crop and sizes
  • I have built the contact form with a simple webform from Webform module

 

Access to the website : http://designheadlines.mail-studio.com/

Feel free to comment and suggest anything to make this project better!

Responsable Nouveaux Médias du groupe L.E.N. Médical / Axis Santé

Certaines sollicitations récentes me laissent penser que mon dernier article relatant ma recherche d’emploi signifiait que je suis encore dans cette situation. Je profite donc de ce nouvel article pour clarifier les choses : je suis Responsable Nouveaux Médias du groupe L.E.N. Médical / Axis Santé depuis février 2010. J’ai donc déjà fêté ma première année dans ces nouvelles responsabilités. J’ai parcouru beaucoup de chemin depuis mon départ de Playback et découvert un grand nombre de nouveaux horizons professionnels. Petit point sur ces « avancées » :

  • www.cardiologie-pratique.com - Site réalisé sous Drupal 6 en Janvier 2011

    Coordination simultanée de plusieurs projets J'ai régulièrement l'occasion de piloter simultanément des projets de types variés (campagnes de communication digitale, conception de site web, réalisation d'infrastructures techniques, etc.)
  • Conseil en communication digitale Concevoir une campagne de communication sur les supports numériques n'est pas encore une compétence maitrisée par la plupart de mes interlocuteurs. J'ai donc régulièrement l'occasion d'apporter mon soutient en conseil et en conception de plan de communication sur les nouveaux médias. Je dispense ces conseils en interne, au sein de l'équipe L.E.N. Médical / Axis Santé et en externe auprès des clients du groupe.
  • Création graphique de supports web Dans le cadre de projets dont les besoins en création graphique sont limités, j'interviens moi-même en conception et en réalisation des supports nécessaires. Ces supports peuvent être des bannières de publicité fixes ou animées (flash), des gabarits pour des sites entiers ou encore des chartes graphiques orientées CSS / XHTML.
  • Développement de sites web Ma formation autodidacte aux premiers niveaux de développement en php me permet d'intervenir en construction, personnalisation et adaptation des outils CMS existants. Je dispose de solides connaissances en conception et administration des plateformes WordPress et Drupal.
  • Mass Mailing La diffusion régulière de campagne d'emailing est un activité importante pour permettre le développement des médias numériques. Elle permet l'acquisition de nouveaux visiteurs pour les sites web et les informer sur la disponibilité de nouveaux contenus ciblés. Je conçois et diffuse une dizaine de campagnes emailing par mois à destination des médecins spécialistes qui lisent les publications du groupe. La conception de ces campagnes requiert des compétences variées : conception du contenu, création graphique, html et css en ligne, segmentation des destinataires, analyse comportementale
  • Publicité en ligne Gestion de campagnes adwords pour soutenir la visibilité des titres du groupe. Conception de la démarche technique et commerciale en matière de publicité web pour les sites web du groupe. J'ai déployé la solution de régie web OpenX sur les 7 sites dont je m'occupe et gère depuis plus de 30 000 impressions mensuelles.
  • Spécialisations techniques Parmi toutes ces activités, deux spécialités techniques se détachent : la gestion des échanges de données entre des systèmes hétérogènes (csv, sql, xml, excel, cron, ftp, post, http request, etc.) et la conception d'écosystème homogènes basés sur des solutions libres afin d'opérer la montée en puissance des systèmes d'information dont je m'occupe en limitant les besoins en développement spécifiques

Présentation du groupe L.E.N. Médical / Axis Santé

Le groupe L.E.N. Médical est aujourd'hui un des acteurs majeurs de la Formation Médicale Continue des médecins spécialistes. Le L.E.N. Médical s'attache, depuis plus de 25 ans, à travers les revues qu'il édite, les congrès qu'il organise et les centaines de produits d'éditions qu'il réalise, à "offrir aux médecins spécialistes une FMC toujours plus proche de leurs préoccupations quotidiennes !".

Le L.E.N. Médical est un groupe de communication qui exerce 3 métiers principaux : la presse, l'événementiel, l'édition. La presse avec la publication de 11 revues Cancérologie Pratique, Dermatologie Pratique, Epilepsie Pratique, Gastro Entérologie Pratique, Gérontologie Pratique, Gynécologie Obstétrique Pratique, Neurologie Pratique, Neuronale, OPA Pratique, Pédiatrie Pratique, Rhumatologie Pratique.

L'événementiel avec l'organisation de 6 congrès nationaux Rencontres de Gérontologie Pratique (1 400 participants), Rencontres de Pédiatrie Pratique (1 800 participants), Rencontres de Neurologie Comportementale (250 participants), Rencontres de Rhumatologie Pratique (800 participants), Assises Interdisciplinaires de Dermatologie et Workshops Dermatologie Pratique (900 participants), Salon de Gynécologie Obstétrique Pratique (3 200 participants).

L'édition, avec la réalisation de plus d'une centaine de produits chaque année Atlas, guides pratiques, questions pratiques, questions clés, revues thématiques, house organs, guides patients, monographies…

Les chefs d’entreprises ne dirigent plus

Il y a 50 ans, le chef d’entreprise était la personne la plus plus qualifiée pour exercer le métier qui était au cœur de l’activité de l’entreprise. Mais la révolution industrielle impulsée par les nouvelles technologies a changé la donne.

“ Beaucoup moins technocratiques qu’avant, les ingénieurs ont pris le pouvoir avec d’excellentes qualités opérationnelles. “

Cette affirmation pourrait sonner comme une tentative de coup d’état dans l’équilibre des pouvoir managériaux traditionnels beaucoup plus que comme un constat si elle n’était justifiée par une volonté forcenée des acteurs technologiques de contribuer à la réussite de leurs entreprises. En écrivant ces lignes, j’ai pensé que c’était un cas unique dans l’histoire. C’était sans compter sur les industries de la culture et de la création qui rencontrent cette problématique depuis leur naissance. En effet, il a toujours existé une séparation très nette dans les responsabilités entre les dirigeants, souvent financeurs et pourvoyeurs des moyens matériels de la création, et les créateurs, sans qui rien n’est possible. Les premiers assurent l’intendance et une direction symbolique (ils représentent la personnalité morale que constitue la structure qui s’organise autour du créateur) et les seconds “font” l’activité qui amène ces deux forces à collaborer. C’est donc en poursuivant ma réflexion que l’évidence m’est apparue : les plateaux de création théâtrale, les groupe de presse, les sociétés de productions de programmes télévisés et encore beaucoup d’autres sont quotidiennement confrontés à cette problématique de management. La majorité de ces structures ont codifiées les rôles de chacun, les responsabilisant avec précision dans leurs domaines de prérogative. Mais une relation de tension est toujours induite par un attelage à deux têtes. Les institutions qui ont codifiées les relations des créatifs et de leurs encadrants ont espéré que naîtrait une dynamique d’émulation et de régulation dans l’aller-retour perpétuel entre l’organisation logistique du travail et l’activité même de création.

Mais il existe des exceptions telles que Facebook, mais c’est certainement parce que la société est dirigée par un ingénieur !

Les sociétés du secteur de l’informatique, bien qu’employant les esprits les plus créatifs de ces 50 dernières années, n’ont jamais eu la tentation d’entrer dans cette dynamique. Les chefs d’entreprise et leurs cadres de direction sont est toujours restés seuls maitres de la destinée de leurs entreprises. Et pourtant, beaucoup d’ingénieurs ont rejoint les rangs du personnel encadrant. Mais ces ingénieurs, sortant immédiatement de leurs fonctions de recherche ou de production ont endossé sans difficultés les impératifs imposés par les fonctions de direction, oubliant instantanément le pragmatisme de terrain. Nous rencontrons donc encore des dirigeants issus du terrain mais qui dirigent leurs entreprise en toute indépendance avec celui-ci. Cette situation crée un fort décalage entre le personnel qui exerce son métier au cœur de l’activité de l’entreprise et les dirigeants qui administrent “à distance”. Ces situations de management sont préjudiciables aux entreprises dont le personnel ne se sent pas écouté ni accompagné dans ses activités. Ce personnel hautement qualifié, très à l’écoute du marché, développant les produits ensuite fabriqués par l’entreprise est pourtant le plus à même d’assurer la gouvernance de cette dernière. C’est ce personnel qui est quotidiennement confronté aux enjeux techniques et économiques de l’entreprise. Bien que ce pragmatisme ne soit pas un gage de réussite en matière de management, il est le caractère d’un personnel qui exerce des fonctions de recherche et de prospective. Disposant d’une solide expérience de terrain et d’une vision temps-réel du marché, ils sont bien plus à même de prendre les bonnes décisions en matière de développement économique que leurs propres dirigeants.

Une recette toute faite ?

Afin de réussir un bon équilibre décisionnel, il faudrait faire remonter les informations du terrain (sorte de veille stratégique appliquée) et non des indicateurs de gestion. Mais il ne serait possible d’obtenir ces informations qu’en maintenant les équipes de production dans leur environnement d’activité, sans quoi, promus dans des équipes de direction, il seraient immédiatement coupés du terrain qui garant pourtant la pertinence et la l’authenticité de leurs indicateurs stratégiques. Il ne faudrait donc rien changer à l’organigramme mais les équipes de direction devraient se tenir constamment à l’écoute de leur personnel en activité sur le terrain.

Le malaise s’installe

Les chefs d’entreprise, coupés de la réalité de l’activité de leurs salariés, pensent pouvoir trouver leur légitimité dans le fait d’assumer seuls les fonctions décisionnelles qui leurs incombent. bien souvent en ne consultant personne, rarement en externe et encore plus rarement en interne. Le dirigeant installe malgré lui une malaise qui se dégrade en divorce quand les salariés acquièrent la certitude de ne pas être écouté. Et en retour, le chef d’entreprise se sent incompris. Le secteur des nouveaux médias est confronté à ces enjeux et la réussite économique des entreprises passera par une forte prise de conscience des problèmes liés à l’autocratie.

Manque d’envie

Il arrive aussi que certains aspects de l’activité de l’entreprise soient vues par le dirigeant comme des passages obligés ou même un “mal nécessaire” plutôt que comme un élément positif du développement de celle-ci. C’est ce qui arrive parfois dans les domaines des nouvelles technologies de l’information ou dans les domaines informatiques. Dans ce cas, imaginer une communication online ou seulement un site web deviennent de réelles corvées. Mais ce désintérêt est généralement lié à une méconnaissance de ces disciplines émergentes et, par extension, à une peur des gardiens de la connaissances que sont les webmasters ou encore les responsables informatique. La nécessité d’investir dans le numérique n’est malheureusement plus une option pour les chefs d’entreprise et la motivation manquante devient un écueils extrêmement préjudiciables au maintien de la compétitivité de certaines entreprises qui peinent à s’impliquer dans des projets liés aux nouvelles technologies. Afin d’obtenir un compromis acceptable, les chefs d’entreprise les moins motivés délèguent intégralement les projet des communication en ligne à des subalternes ou même à des prestataires externes. Ils finissent donc par ne plus diriger ces projets, d’autres interlocuteurs prennent le pouvoir à leur place dans ces domaines. Afin de la rendre plus concrète et moins polémique, j’ai adapté la suite de ma réflexion à un secteur que je connais bien : l’industrie de l’internet.

Un personnel de mieux en pieux formé

Les équipes qui ont en charge les projets internet des entreprises sont aujourd’hui bien formées et couvrent l’ensemble des périmètres techniques et fonctionnels nécessaires à leur réalisation (que ce soit en interne ou avec le soutien de prestataires externes). Il est donc aisé pour le personnel de ces équipes d’intervenir en prise de décision dans leurs domaine de prérogative. Il s’agit d’un fait satisfaisant si ces responsabilités leurs ont été effectivement déléguées. En revanche, il est une déviance répandue qui consiste à ne pas solliciter les dirigeants de l’entreprise dans le cas de décisions qui peuvent sembler trop techniques, ni même de les informer quand ces décisions on été prises. Nous entendons souvent les techniciens des équipes internet dire “de toute manière, il s ne comprendront pas de quoi il s’agit”. C’est certainement vrai dans la majorité des cas mais il ne faut pas faire l’économie de la pédagogie et des explications propices à permettre au chef d’entreprise d’arbitrer les décisions qui lui reviennent. C’est de cette manière qu’une relation de confiance durable peut être instaurée entre le chef d’entreprise et des équipes internet. Le chef d’entreprise sera ainsi conseillé et accompagné afin de lui permettre de prendre les décisions qui lui reviennent, sans jamais douter de la loyauté de ces équipes. Il s’agit d’une éthique de la gouvernance qui doit se développer dans l’industrie de l’internet afin d’apporter aux dirigeant la légitimité nécessaire pour présider à la destinée de leurs entreprises.

Crise de sens dans l’environnement économique

L’incapacité de certains dirigeants à déterminer quel niveau d’ingérence ils souhaitent avoir dans les décisions propres à leur entreprise fait courir un grand péril au développement de celles-ci. Il semble que la physionomie des chefs d’entreprise ait évolué vers des profils plus ouverts et moins directifs. Le management participatif (AGILE ?) est une excellent chose quand il est assumé comme tel et non comme une manière de ne pas diriger réellement. Ce phénomène de désengagement managérial est évidement lié aux incertitudes de l’environnement économique actuel : les chefs d’entreprise ne dirigent plus exclusivement pour assurer un développement économique pérenne à leur entreprise. D’autres motivations les animent : ne pas disparaître suite à un échec économique conjoncturel ou encore apporter aux actionnaires toujours plus de dividendes. Si l’entreprise n’a plus de raison d’être en elle-même, son dirigeant ne peut plus sauvegarder sa légitimité à la diriger. Son management est animé par des volontés sans rapport avec l’entreprise et les salariés ressentent ce manque de cohérence qui instaure un malaise durable.

Incapacité du management à imposer une vision d’avenir

Myspace est une société qui a de gros problèmes managériaux car elle est dirigée par des professionnels des médias qui n’ont pas de culture de l’internet.

Les dirigeants sont déstabilisés par la conjoncture économique actuelle. Il leur est donc difficile de se projeter dans l’avenir et de former de nouveaux projets de développement pour leurs équipes et leurs outils de production. Les marchés se déplacement géographiquement et toutes nos références culturelles s’en trouvent chamboulées. Par conséquent, quand un dirigeant propose une véritable vision d’avenir, l’ensemble de son équipe doute, se méfie et peine à se remotiver. Il faudra quelques exemples de nouvelles réussites mondialisées et post-crises pour redonner confiance dans les principes de la “success-story”. Il demeure évidement difficile pour un chef d’entreprise d’imposer sa vision toute singulière de l’avenir à des équipes (spécifiquement) internet qui vivent quotidiennement dans l’avenir. Ils veillent et restent ainsi au fait de toutes les nouveautés avant même qu’elles ne se démocratisent. Ces équipes ont donc une image d’un dirigeant un peu “dépassé” par une évolution des stratégies de communication qu’il peine à maîtriser.

Un nouvel ordre à trouver

C’est le sens que l’entreprise donne à son activité économique qui indique la direction qu’elle donnera à son développement sur internet. La bonne santé morale d’une entreprise se lit dans sa communication. Et le chef d’entreprise doit être le garant de cette cohésion entre l’équipe et son projet. Les équipes web sont souvent composées de personnes qui exercent leur métier avec passion. Ils ont besoin d’être fondamentalement convaincus de la pertinence des choix stratégiques opérés par leur dirigeant afin de donner le meilleur d’eux-même dans la réalisation de leurs produits de communication numérique. Cet aspect est beaucoup plus important que pour la majorité des autres corps de métier qui composent une entreprise.

Edwy Plenel et ses lieutenants délèguent, font confiance et s’adaptent : Mediapart est-il révolutionnaire ?

http://www.mediapart.fr/

Je ne suis pas lecteur de Mediapart, mais le modèle de gouvernance de cette entreprise mérite que l’on s’y arrête. J’avais entendu parler, il y a quelques temps déjà, de l’émergence sur internet de médias indépendants ou participatifs parmi lesquels nous pouvons citer Agoravox, Rue89 ou encore Mediapart. Ces médias expérimentent des modèles nouveaux dans la manière de « faire » l’information. Je n’avais pas de connaissance spécifique dans le fonctionnement et l’organisation de ces nouveaux médias jusqu’à ce que Challenges publie un court article sur Edwy Plenel et la manière dont il conçoit la gouvernance de Mediapart.

Nous parlons depuis des années de démocratie participative, l’expression est galvaudée et se réinvente, il s’agit-là d’autonomie participative. L’article explique que chaque membre de la rédaction, qui n’est pas organisée en services, est libre d’intervenir comme il le souhaite sur les sujets de son choix. Bien que les journalistes rédigeant les articles du site et des blogs de Mediapart soient spécialisés, il conservent leur libre arbitre et leur capacité à s’exprimer où et quand ils le jugent opportun. Cette liberté leur confère une grande mobilité et une réactivité bien plus élevée que les grands quotidiens nationaux.

Edwy Plenel est le capitaine de ce navire qui ne cesse de grossir et il bénéficie d’une longue expérience dans le management de quotidien qu’il réinvestit à présent dans cette nouvelle aventure. Je ne saurais dire s’il avait imaginé à quel point son expérience de « patron » de quotidien conviendrait au média internet. Je tenais à préciser en quoi certains points caractéristiques de l’organisation qu’il a mis en place garantiraient à son journal une réussite sur internet :

– Une organisation réfléchie pour son support
Il doit s’agir de la première fois que des professionnels de la presse papier migrent vers le statut de « pure player » de l’internet. Jusqu’ici, les entreprises qui ont ouvert des sites web afin de présenter des contenus d’actualité l’ont fait en se basant sur un journal ou une revue éditée sur papier. Ils envisageait le web comme un prolongement naturel de leur métier traditionnel. Mais ils n’avaient pas imaginé que la seule solution pour réussir durablement sur internet nécessitait de travailler directement ce support et de concevoir une offre média spécifiquement adaptée à ses contraintes. C’est pour cet raison que les sites web des grands journaux nationaux peinent à trouver leur équilibre financier. Edwy Plenel et son équipe partent du postulat qu’il est possible de créer un média spécifique et qu’il peut trouver son lectorat. L’équilibre financier auquel il parviennent est la démonstration la plus criante de l’échec des médias traditionnels sur internet.

– La liberté des journalistes
Les journalistes sont libres, décloisonnés, spécialisés et mobiles. Cette caractérisation se retrouve dans la manière dont François Bonnet, directeur de la rédaction, présente l’organisation de son équipe : « Il n’y a pas de servicesMême si chaque journaliste a sa spécialité. » Cette capacité à intervenir en temps réel, sans censure et contrôle préalable rapproche leur manière de diffuser l’information des médias sociaux comme Facebook ou Twitter. Cette réactivité leur permet d’occuper le terrain plus vite que les autres médias (bien que ceux-ci réfléchissent activement à la manière d’être présent dans ces cycles d’information extrêmement courts qu’imposent le temps-réel).

– La profusion des supports
Ces journalistes libres ont la possibilité de sélectionner les supports qui seront les plus appropriés à la diffusion des informations qu’ils détiennent. Qu’il s’agisse de leur site mediapart.fr, de Twitter ou de leurs blogs, ils rédigent directement des contenus au format et au ton adapté. C’est une approche novatrice et hors-norme dans la manière d’appréhender la diffusion de l’information dans un journal. Jusqu’ici les journalistes pouvaient disposer de blogs et autres Twitters à titre individuel mais ils ne bénéficiaient jamais de la notoriété et de l’en-tête d’un grande quotidien, c’est réellement une première. Cette capacité à se réinventer et à investir de nouveaux supports est un atout majeur lorsqu’on cherche à faire sa place sur internet, là où les grands groupes de presse peuvent assurer leur visibilité à coup de budgets colossaux, Mediapart assure gratuitement son rayonnement avec plus de flexibilité dans le choix des supports de promotion.

– Asynchronisme et temps réel : extension moderne des quotidiens papier
Les caractéristiques de diffusion de l’information sont réellement différents sur internet par rapport à ceux de la presse traditionnelle. Jusqu’ici, un quotidien était distribué le matin ou le soir, présentant des informations collectées la veille ou un dizaine d’heures avant, tout au mieux. Internet inaugure une diffusion temps réel, proche de ce que nous avons découvert avec les chaines d’information continue au début des années 90. La temporalité de la diffusion d’informations sur internet s’articule autour de deux notions. La première est l’asynchronisme de l’accès à l’information : l’internaute se connecte quand il le souhaite, à une fréquence qu’il définit pour consulter les informations qui sont disponibles à ce moment là. La seconde et le temps-réel : les informations sont diffusée sur internet à un rythme différent de leur consultation. Elles sont rendues visibles à un rythme défini par leur éditeur et ne seront lues que quand un internaute consultera la page qui les contient. Mais, bien qu’aucun internaute ne les consultes, la temporalité est définie par la date et heure de diffusion, et non de lecture. C’est un cas déjà rencontré avec la télévision. L’internet se doit donc de réfléchir à sa temporalité et à sa capacité à rendre public les bonnes informations au bon moment (moment propice pour leur consultation par les lecteurs).

L'abonnement est le modèle économique de Mediapart

Les modèles médiatiques qui prennent en compte avec honnêteté intellectuelle les contraintes et enjeux de l’internet seront certainement les grands gagnants de la batailles médiatique qui fait rage. Bien que le support internet soit amené à occuper un champ médiatique de plus en plus important, il ne pourra pas remplacer la nécessite d’accéder à des informations dans des contextes où un terminal connecté n’est pas utilisable. Mais les innovations qu’internet induit dans les médias amèneront à coup sûr la presse traditionnelle à moderniser son modèle, plutôt que de mourir.

Source : http://www.challenges.fr/magazine/coulisses/0226.032260/http://www.mediapart.fr/

Des sites web orphelins de leur modèle économique

Le web occupe une part considérable du réseau internet depuis plus de 10 ans. Cette part ne cesse de croître. Il est pourtant étonnant de constater que beaucoup de site développés par des amateurs (non professionnels) ou par des sociétés ne prévoient pas de modélisation économique de leur projet, que ce soit pendant les phases de conception, de lancement ou bien d’exploitation. Nous trouverions peut-être là une explication à l’échec d’un certain nombre de projets web.

Les sites grand public

Le blog de Gonzague Dambricourt, un exemple de site non commercial qui présente quelques fois des articles sponsorisés. www.gonzague.me

Il est assez normal, voire acceptable, que les “amateurs” qui développent un projet de site internet ne pensent pas à sa rentabilité. Pourtant, une démarche désintéressée et non-commerciale n’interdit pas d’en prévoir l’équilibre financier. Un tel projet devrait être facile à équilibrer car il ne comporte aucune charges de personnel. Seules les charges d’hébergement, quelques licences logicielles et quelques frais de promotion devraient subsister.
Selon la nature du site web édité, les ressources peuvent être de trois natures bien distinctes et cumulables :

– Publicité
Ce mode de financement est assez aléatoire car il détermine les revenus sur la base du nombre de clics sur les bannières et sur leur nombre d’affichage. Ce dernier est directement subordonné au nombre de pages vues. Le site web édité doit donc garantir des volumes de visite suffisants pour avoir un intérêt, mais la faiblesse de la promotion des sites amateurs limite fortement cette possibilité. Les blogs se prêtent tout particulièrement à la diffusion de publicités rentables car leur mode de référencement garantit un nombre de pages vues proportionnel au nombre d’articles diffusés.

– Contenus sponsorisés
Dans le cadre d’un blog, les contenus sponsorisés peuvent être facilement mis en oeuvre mais ne garantissent pas toujours des revenus car il s’agit souvent de campagnes marketing rémunérées en cadeaux par les marques. Les contenus doivent être convenablement identifiés comme sponsorisés : les visiteurs ont horreur d’être trompés sur la nature d’un article, même s’il est pertinent.

– Contenus payants
Un principe souvent retenu par les sociétés commerciales consiste à rendre certains contenus de leurs sites payants. Les amateurs qui se lancent dans une aventure internet peuvent s’inscrire dans cette démarche s’ils estiment que leurs contenus sont suffisamment qualitatifs,et que leurs visiteurs seront prêt à payer pour y accéder. Les modèles économiques trouvant leur équilibre dans ce contexte restent rare.

Les sociétés créées pour soutenir un projet de site web

DoYouBuzz , exemple parfait d'un service web qui propose un offre gratuite et une offre payante incluant plus de services. www.doyoubuzz.com

Les sociétés créées pour soutenir un projet de site web correspondent bien souvent à ce que l’on appelle une “startup”. Il s’agit d’équipes de travail qui prennent la forme juridique d’une société commerciale et qui ont pour objectif le développement d’un projet de site web. Ces équipes ont la plupart du temps à coeur de proposer un nouveau service plus que de nouveaux contenus.
Les exemples de sites web d’envergure qui ont pour mission la diffusion de contenus sont assez nombreux dans les domaines de la vidéo et de la musique et beaucoup moins nombreux dans les domaines de l’information écrite. Dans ces trois cas, il s’agit souvent d’exploiter sur internet le potentiel de contenus créés pour d’autres supports et pour lesquels le média internet est une évolution plutôt qu’un nouveau service de génération spontanée.
Dans le cas services conçus spécifiquement pour internet, la monétisassions passe bien souvent par un modèle de gratuité adossé à une offre appelée Premium, Freemium ou encore Pro. Ce système permet aux utilisateur occasionnels d’accéder à un service qu’il pourront ensuite acheter selon l’évolution de leurs besoins. Il s’agit d’une technique d’acquisition de client très efficace. La publicité est quasiment inexistante dans le secteur des services : la nécessité de recruter des clients prêts à payer pour bénéficier du service et donc impérieuse.
La modélisation économique liée aux services ne permet pas à toutes les sociétés de trouver l’équilibre mais assure, en revanche, une certaine pérennité aux survivantes.

Les société au business model déjà installé et qui souhaitent avoir une visibilité sur internet

On ne présente plus Peugeot, marque pleinement intégrée au groupe PSA qui fabrique des automobiles depuis le début du siècle dernier, la vente en ligne via Peugeot Webstore est une nouveauté pour cette société. www.peugeotwebstore.com

Il s’agit donc de sociétés qui peuvent revendiquer plusieurs années d’existence et surtout un modèle économique qui a déjà prouvé son efficacité hors d’internet. Il s’agit, par exemple : de garages vendant des voitures, d’enseignes de la grande distribution, de groupes de presse éditant des titres sur papier, etc. Dans l’ensemble de ces cas, l’entreprise a été créée autour d’une activité de commerce physique où les clients ont une relation directe avec l’entreprise, éventuellement par l’intermédiaire d’un réseau de revendeurs. Mais en aucun cas, ces sociétés n’ont recherché, dans un premier temps et pendant une durée assez longue (plusieurs années), la rentabilité de l’ensemble de leur activité sur internet.
Ces entreprises sont informées de l’existence d’internet par leur environnement et du succès économique de certains de leurs concurrents sur ce nouveau canal. Elles décident alors de tenter leur chance, ne serait-ce que pour prendre leur part de ce marché émergent ; sans trop savoir comment faire, ni quel peut en être le bénéfice réel.

Le cas des entreprise migrant une partie de leurs activités vers internet est le plus critique de tous ceux présentés dans cet article.

Plusieurs facteur expliquent ce caractère critique qui peut fragiliser l’entreprise pendant sa période de transition vers son nouvel équilibre économique. Nous pouvons citer les facteurs de risque suivants :

– Intuition sans modélisation, Absence d’objectifs clairs
A grand renfort de médias et de bouche à oreille : cela fait à présent plusieurs années que le grand public  est informé de la croissance d’internet. Souvent vulgarisé, le réseau et son contenu sont présentés comme facile d’accès et une certaine croyance collective laisse penser qu’assurer sa visibilité sur internet est une chose facile. Beaucoup d’entreprise créent des sites “plaquette commerciale” avec pour objectif de recruter de nouveaux clients. Les dirigeants de ces entreprises pensent souvent que la simple création d’un site et sa mention dans le moteur de recherche Google ainsi que sur les différents documents commerciaux de l’entreprise leur permettront de recruter de nouveaux clients sans effort. Une adresse email ou un formulaire de contact permettent aux clients arrivés par hasard sur le site (il arrivent sur ce type de site bien trop souvent par hasard…) de soumettre à l’entreprise leurs demandes commerciales. Dans les pires de ces cas, les entreprises conçoivent des sites en langues française et anglaise et pensent que cet effort leur permettra de recruter des clients aux quatre coins du monde…

Bien que ce scénario ait évolué vers des attentes moins excentriques, le fond demeure : les chefs d’entreprise savent qu’il leur faut concevoir un site web et qu’ils doivent le mettre à jour régulièrement. Mais ils ne savent pas précisément ce que ce site va leur apporter et quel bénéfice économique ils pourront en retirer. Il serait pourtant facile de ne se lancer dans un projet internet qu’après avoir effectué une étude de marché et fixé des objectifs communicationnels et commerciaux clairs et réalisables.

Les grands groupes ont depuis longtemps réglé le problème en faisant appel à des compétences externes en matière de conseil en économie numérique. Les TPE / PME, quant à elles, éprouvent de plus grandes difficultés à identifier les interlocuteurs stratégiques qui pourront soutenir leurs projets en direction d’internet. Le nombre de professionnels du marketing et de la communication en activité dans le secteur de l’internet est encore trop faible pour répondre à toutes les demandes.

Dans ce contexte, beaucoup d’entreprises s’en tiennent encore au stade de l’intuition lorsqu’il s’agit de se lancer sur internet de quelque façon que ce soit…

– Urgence de mise en oeuvre
Aujourd’hui, l’économie est aussi instable à l’échelle mondiale qu’à l’échelle d’un pays. C’est cette incertitude globalisée qui amène les entreprises de toute taille à prendre des décisions précipitées lorsqu’il s’agit d’économie numérique et plus précisément de présence sur internet. Un concurrent lance un nouveau produit ou un nouveau service sur internet et tout un secteur s’affole. Les chefs d’’entreprise formulent souvent le souhait “d’être le premier” sur un service ou une technologie internet en espérant que cette prééminence les protégera durablement contre les assauts de la concurrence.

Il est pourtant préférable de prendre le temps de la réflexion et de modéliser un projet jusqu’à son aboutissement (formulation de ses objectifs économiques ?) plutôt que de lancer précipitamment une offre sur internet et de décevoir ses clients potentiels par un projet in-abouti.

Dans le domaine du développement de projet économique et technologique, deux méthodes s’affrontent : A) Lancement du service une fois qu’il est pleinement fonctionnel et stabilisé ; B) Lancement d’un service beta auquel il manque beaucoup de fonctionnalité mais qui comporte déjà les fonctions principales attendues, les autres fonctionnalités et stabilisations sont apportées par améliorations successives. La complexité des sites internet actuellement mise en oeuvre amène la plupart des entrepreneurs à choisir la solution B) car elle permet de mettre rapidement un site web en ligne. Le client est ensuite impliqué dans les tests et corrections des fonctionnalités imparfaites ou manquantes.

Cette méthode constitue une bonne solution pour mettre rapidement des projets en ligne sans que ses usagers ne ressentent le moindre agacement à leur utilisation : ils sont informés dès leur première connexion au site web de son statut de “beta” et ne sont donc jamais ni déçus, ni frustrés par les imperfections rencontrées. Nous obtenons donc des clients heureux et pro-actifs ! Précisons que ce système ne fonctionne que si la société éditrice remplit la part du contrat moral qui consiste à prendre en compte les remarques et attentes de ses clients.

Malgré cette solution plutôt satisfaisante pour l’ensemble des partis concernés, il existe encore beaucoup d’entreprises qui se lancent trop vite et ternissent très rapidement leur e-réputation…

Aujourd’hui, être le “premier” sur internet n’est plus un gage de réussite à long terme.

– Faiblesse des compétences en communication et des compétences techniques
Commençons par une équation quelque peu simpliste : plus les entreprises sont petites, plus faible sont leurs ressources en communication numérique.

La faiblesse des compétences internes et le manque de relations avec des professionnels extérieurs à l’entreprise sont des facteurs déterminants dans l’incapacité de celle-ci à faire des choix pertinents et pérennes. Les demandes en conseil de ces petites entreprises sont souvent épisodiques et ne constituent pas des “marchés” qui intéresseraient durablement les professionnels du secteur de la communication. Mais cela ne doit pas laisser penser que ces besoin sont moins stratégiques ou moins qualitatifs.

Cette difficulté à intéresser les professionnels de la communication numérique avec des “micros marchés” explique le manque de contact des décideurs de ces petites entreprises avec les interlocuteurs qui seraient à même d’augmenter leur niveau de compétence, les amenant à effectuer des arbitrages stratégiques de plus en plus pertinents. Ces petites entreprises restent donc, la plupart du temps, isolées et les compétences en technique de communication qui leurs manquent ne sont jamais pourvues.

Il existe ainsi des entreprises qui reconçoivent leur site web “from scratch” (de zéro) lorsqu’il s’agit d’en changer, sans être capable de tirer les enseignements du précédents site, ni d’en discerner les qualités et faiblesses. Cet éternel recommencement n’est pas propice à la construction d’une stratégie pérenne.

En revanche, les entreprises de plus grande taille (des PME aux grands groupes) qui sont capables d’internaliser les compétences qui concourent à la conception d’une stratégie de communication numérique ne rencontrent pas les mêmes difficultés. Les cadres qui sont chargés de traiter la stratégie internet de ces entreprise leurs permettent d’entrer en relation avec les professionnels extérieurs qui leur apporteront les compétences manquantes. Le carnet d’adresse des décideurs est un facteur d’accélération prépondérant dans la mise en oeuvre d’une stratégie de communication numérique.

Pour les entreprises de toute taille, les enjeux que sont les choix technologiques et le choix des prestataires reste difficile. Le secteur d’activité de l’internet est encore jeune avec mois de 15 années d’existence, il connaît une croissance extrêmement rapide qui contribue à son instabilité économique (par exemple : éclatement de la bulle internet en 2000). Les prestataires recherchent encore leur identité et peinent à définir des offres commerciales structurées. Il est donc quasiment impossible, pour les clients recherchant des partenaires techniques, de trouver immédiatement un prestataire qui soutiendra leur effort technologique de manière pérenne. Il faut souvent plusieurs tentatives à ces entreprises pour rencontrer des partenaires qui contribueront durablement à leurs projets.

Dans ces périodes d’incertitude et de précipitation, les entreprises mal conseillées réceptionnent des projets de site web de piètre qualité, fruits d’une grande frustration chez leurs commanditaires. Le principal avantage de ces échecs partiels et de permettre aux entreprises de tirer des enseignements qui permettront aux projets suivants  d’être pleinement maîtrisés.

Ces débuts chaotiques amènent les entreprises à mettre plusieurs années à stabiliser leur présence sur internet. L’investissement (en temps et en moyens financiers) est bien souvent supérieur à la réelle utilité pour l’entreprise d’assurer sa visibilité sur internet.

Conclusion

Carrefour a lancé il y a quelques années le site Ooshop, le succès est mitigé et l'ergonomie, bien qu'étant régulièrement améliorée, prête encore à caution. www.ooshop.com

Quand il s’agit de trouver une rentabilité sur le web, ces sociétés raisonnent la plupart du temps en transposition de leur modèle économique existant. Cette méthode fait bien souvent l’économie du bon sens car la légitimité d’un modèle économique se trouve dans son contexte d’exploitation. Il n’est pas rare de constater qu’il est beaucoup plus simple de réinventer un modèle économique plutôt que de le transposer : la transposition ne permet pas d’intégrer les contraintes spécifiques du web. L’échec des supermarchés en ligne tient, par exemple, à l’absence de prise en compte des spécificités d’internet. La correction d’un certain nombre de facteurs bloquants (lenteur du site, complexité du paiement, rigidité des modes de livraison, convivialité de l’interface de sélection des produits, etc.) libèrera ce marché naissant qui deviendra profitable pour les sociétés qui auront bien voulues remettre en cause leur modèle traditionnel de commercialisation.

Pour résumer, un début de recette de réussite pour se lancer sur internet pourrait être le suivant :

  1. S’entourer de conseil compétente ;
  2. S’appliquer à modéliser l’ensemble du projet avec un soin particulier pour sa rentabilité ;
  3. Ne pas se précipiter et effectuer une étude de marché réaliste ;
  4. Ne pas rechercher un produit technique parfait mais mettre rapidement en ligne un site web qui remplit ses fonctions fondamentales ;
  5. Impliquer les visiteurs et clients dans l’amélioration continuelle d’un site web ;
  6. Rester ouvert (d’esprit) à l’évolution des technologies et aux modes de communication numérique émergent.

Le Blog Mail-Studio passe à WordPress

Après quelques semaines de réflexion et de configuration, j’ai le plaisir de vous présenter la nouvelle version du blog Mail-Studio. J’ai importé tous les articles de la précédente version sous Dotclear.

Un design plus moderne, de nouvelles orientations éditoriales, un WordPress dernier cri (3.0) : tous ces ingrédients me permettront de pérenniser ma présence sur internet et diffuser plus largement les informations qui me semblent importantes.

Petite nouveauté : dans la colonne de droite de la page d’accueil, je propose une sélection des articles qui m’ont semblé les plus intéressant sur les blogs que je consulte régulièrement.

A très bientôt pour de nouveaux articles !

Recherche d’emploi : Chef de projet Web – Webmaster

Je suis à  nouveau en recherche d'emploi. Ma collaboration avec la société Playback a cessé il y a quelques semaines. Cette année passée à  gérer leurs projets web a été un grand plaisir, je la résumerai en deux idées : motivation et bonne humeur. J'ai décrit mes activités au sein de l'équipe de Playback dans un message précédent, je ne les détaillerai donc pas à nouveau. Je suis toujours convaincu que le web regorge d'aventures passionnantes et de nouveaux défis à relever. C'est pour cette raison que je ne quitterai pas ce secteur de si tôt ! Je recherche donc de nouveaux projets à conduire :

  • Gestion de projet e-commerce
  • Réalisation de sites à  base de CMS avancé
  • Projets autour de Magento
  • Conception et réalisation de campagnes e-marketing
  • Refontes de sites basés sur des CMS

Comme vous l'aurez compris, les CMS me semblent être la technologie la plus prometteuse pour bâtir de nouveaux sites et les faire vivre. Ils apportent de bons gages de pérennité. Mes expériences sur SPIP, Dotclear, WordPress, Magento et autres CMS sur mesure me laissent penser qu'ils n'ont pas finit de révolutionner l'internet. Ils permettent à  des graphistes/intégrateurs comme moi de réaliser l'ensemble d'un site dynamique sans faire appel à  des compétences en développement, c'est un gage d'efficacité considérable. Consultez mon CV en version pdf, word ou en version online qui détaille chacune de mes expériences professionnelles. Je suis disponible de suite.

Installation d’une Euphonix CS 2000 chez Pierre Jacquot

Il y a quelques mois de cela, mon ami Pierre JACQUOT qui se trouve être l’un des plus grands ingénieurs du son français, m’appelle et me dit  » ça y est, j’€™ai craqué, la console de mes rêves arrive dans trois semaines ! « . Le temps de reprendre mes esprits et je compris qu’€™il venait de concrétiser un projet vieux de plusieurs années : installer une console d’€™exception dans son studio afin de proposer à  ses clients des prestations  » haut de gamme « . S’€™ensuit une course contre la montre de près d’€™un mois et demi.

Photo Pierre et Franck devant la console

Photo montage

Vous avez dit console ?
L’€™heureuse élue est une console Euphonix CS2000 que l’€™on ne peut pas encore réellement qualifier de vintage mais qui fête joyeusement ses 10 ans cette année. Le concept de l’€™outil est un peu particulier : une surface de contrôle numérique, contrôlant des racks de traitement analogiques. A ma connaissance, seules les consoles suivantes sont conçues selon le même schéma : Trident Di-An, Soundcraft Brodway (orientée Live) et la très française SAJE Memory. La force de ce concept est de permettre les choses suivantes :

  • Total recall
  • Cheminement de l’€™audio réduit à  son minimum
  • Précision des valeurs accrue (gain, EQ, etc.)

Photo racks de commande et surface de contrôle

Il faut aussi noter que la console possède des propriétés audio exceptionnelles : des EQ d’€™une efficacité rare et des traitements dynamiques d’€™une qualité incroyable. Mais l’€™installation de ce petit bijou dans un délai de 3 semaines relevait du défi. Nous nous sommes donc mis au travail sans plus attendre. Il a fallu trouver un transformateur spécifique car la console venant des Etats-Unis, elle n’€™accepte que le 110 V. Nous avons donc fait développer un convertisseur de tension sur mesure qui accepte les 30A nécessaires à  alimenter la bête. Les autres besoins ont été la personnalisation du patch ainsi que l’€™adaptation de l’€™ergonomie de la cabine pour le nouvel outil (mobilier et position des racks de traitement). Il a aussi bien entendu fallu prévoir des passages de câble en conséquence pour faire transiter l’€™audio du patch vers les racks de traitement dédiés dans une vingtaine de multipaires (tout de même !).

Photo livraison console

Le jour de la livraison de la console et ceux qui suivirent furent les plus intenses de tout le projet. Les questions fusaient : comment faire rentrer le châssis de la console par une porte trop étroite ? Est-ce que le transfo tiendra la charge ? Est-ce que la console s’€™allumera du premier coup ? Disposons-nous de tous les câbles nécessaires à  son fonctionnement ? et autres questions techniques que je vous épargne.
Suite à  ma phase de conception sur plans et d’€™achats de matériel divers et variés (afin d’€™adapter la console et la station informatique à  leur nouvel environnement), j’€™ai pris part à  l’€™installation de l’€™engin au sein d’€™une joyeuse équipe.

Photo patch et producer desk

Photo multis contre le mur

Je suis fier d’€™avoir participé à  cette aventure maintenant terminée. Des nuits avec trop peu de sommeil mais la satisfaction du travail bien fait : pour vous dire, le studio accueille depuis 15 jours ses premières séances de mixage. Les premiers clients semblent satisfaits à  l’€™idée de tavailler dans ce nouvel environnement.

Vous pouvez consulter d’€™autres photos du projet sur mon Flickr.

Un billet sur la partie informatique de l’€™installation suivra bientôt.

Déjà  un an chez Playback !

Cela fait déjà  un an que je travaille chez Playback et je n'ai pas vu le temps passer. C'est certainement parce que le travail y est passionnant et extrêmement varié.

Playback a deux atouts principaux à  mes yeux : sa taille de PME et son statut de e-commerçant. Le premier me permet de m'intéresser à  toutes les problématiques informatique et internet qu'une entreprise peut rencontrer. La petite taille de l'équipe fait que je suis souvent l'interlocuteur unique pour les questions informatique et internet. Il m'appartient aussi, dans bien des cas, d'apporter moi-même les réponses techniques adaptées. Le statut de e-commerçant est aujourd'hui une réelle force dans le secteur de la distribution. En effet, là  où les grandes surfaces, même spécialisées, commencent à  constater quelques brèches dans leur croissance, le e-commerce est toujours en progression (à  deux chiffres !). Les chiffres de la FEVAD n'en sont pas le seul indicateur, nous le constatons au quotidien : de plus en plus de clients déportent leurs achats vers le e-commerce. Cet état de fait nous amène à  faire découvrir les spécificités de la vente en ligne à  beaucoup de nouveaux clients.

Cette grande liberté de mouvement dans l'entreprise m'a amenée à  travailler sur des projets aussi variés que :

  • La mise en place d'outils statistiques avancés afin de mesurer la performance du site playback.fr et la qualité de notre relation client
  • l'amélioration de nos outils emailing, meilleure segmentation, respect des standards, augmentation de la déliverabilité
  • La conception de nouvelles fonctionnalités pour le site, design des maquettes graphiques et ergonomiques, conduite de développement, recettage
  • Mise en place d'actions marketing multi-supports et multi-site, supervision des adwords, design graphique des campagnes
  • Etc.

La liste est longue et mon approche de ces différents domaines m'a amenée à passer du statut de Webmaster à celui de Chef de projet Web. En effet, je suis de plus en plus amené à  superviser les différents corps de métier et sous-traiter les différents besoins graphiques et techniques que je peux rencontrer. Ce travail de conduite de projets et réellement passionnant, il me permet de collaborer avec des personnalités très variées, toujours dans une entente cordiale et sans jamais perdre de vue notre objectif final : l'amélioration continuelle de l'expérience utilisateur.

Je profite de cette première année pour mettre à  jour mon CV dont voici une copie numérique.

CV Simon JANVIER

© 2018 Simon JANVIER

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