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Au sujet de la “crise” de désindexation Google en 2019

Au sujet de la “crise” de désindexation Google en 2019

Depuis les récents incidents techniques à répétition qui ont amené des sites majeurs de l’industrie du web à être temporairement désindexés par Google, des articles d’opinion fleurissent sur le sujet. Ces derniers nous expliquent à quel point la perte en chiffre d‘affaire dû à la désindexation massive a été l’occasion de révéler la vulnérabilité d’un très grand nombre de sites web dans la structure de leur apport en traffic. C’est une vision bien singulière qui mérite d’être discutée ici.

 

Les réseaux sociaux au secours des sites web

Un certain nombre de référenceurs et de marketeurs ont orienté leurs travaux vers les réseaux sociaux ces dernières années. Depuis, ils martèlent que la structure d’apport de traffic d’un site web doit être à tout pris diversifiée et qu’il faudrait même activement travailler à réduire la part de Google dans celle-ci. C’est tout à fait logique de la part de libertaires (et ils sont nombreux dans ce secteur) qui ne veulent en aucun cas être dominé. C’est même une saine démarche de sécurité économique pour un site web de ne pas dépendre d’une source de traffic trop proéminente. Il semblerait que, selon ces même fameux référenceurs “idéologisés”, les réseaux sociaux soient le Graal pour ces sites web en mal de traffic, comme des sauveurs providentiels alors que nous verrons plus loin qu’ils ne le sont pas nécessairement. Et le sauvetage aurait lieu à grand coups d’apport de traffic à même d’apporter la croissance nécessaire au site web et de contrebalancer l’hégémonie de Google qui domine le terrain pour la majorité des sites web, encore aujourd’hui.

Donc, comme il est attendu dans les dogmes (simplistes ?) du pilotage de projet moderne que, quand un problème est identifié, on se doit de lui apporter une solution rapide et efficiente, aussi rapide à concevoir et inappropriée qu’elle puisse être. Et dans notre cas, la première idée qui est passé dans l’esprit des experts s’est arrêtée sur les réseaux sociaux. Est-ce le fruit du hasard ? Est-ce qu’un apport de traffic via cartes imprimées et distribuées dans la rue aurait connu la même popularité ? Comme les réseaux sociaux semblent avoir été retenus sans grande réflexion préalable vue la faible qualité de la réponse qu’ils apportent au problème posé, c’est alors probable…

 

Analyser la nature propre des réseaux sociaux

Quand on envisage les réseaux sociaux comme mesure compensatoire d’apport de traffic face au danger que représente Google, on omet d’analyser leur nature propre. On se dit simplement qu’ils brassent un traffic massif et qu’il suffirait donc de positionner quelques offres de service, posts et autres invitations à cliquer aux endroits stratégiques sur ces plateformes pour que le traffic commence à affluer vers le site à sauver. Cela n’est pas complètement illogique mais le niveau des interactions, dont les partages, s’est très fortement érodé au fil des années, et, en l’ayant constaté de manière directe, je peux même avancer que l’apport de traffic naturel depuis ces mêmes réseaux sociaux devient quasi inexistant aujourd’hui. Le sauvetage n’est donc pas certain…

Mais étudier la répartition proportionnelle des apports de traffic d’un site consiste aussi, et cela me semble encore plus important que les volumétries, à analyser la nature même de ce traffic. Il faut alors identifier les attentes du client et ses modes d’interaction. Par exemple un site de ecommerce qui reçoit un traffic massif mais dont les visiteurs ne font qu’utiliser ses images pour les épingler sur Pinterest plutôt que passer des commandes, reçoit donc du traffic qui n’a aucune valeur intrinsèque. Nous avons trop souvent cédé aux sirènes de la volumétrie, plutôt que de nous adonner à cette science quelque peu rigoriste qui se nomme “qualification du traffic”. Cette dernière est une des grandes oubliées du marketing moderne alors qu’elle est primordiale. Beaucoup trop de site perdent leur rentabilité et même leur raison d’être en faisant la course au traffic. Celui-ci doit impérativement être qualitatif car, s’il ne l’est pas, il coûte cher en moyens techniques pour l’accueillir alors que son ROI est inexistant.

 

Un traffic de faible qualification

Et c’est certainement là que le traffic des réseaux sociaux pose le plus problème. Ce traffic provient de deux types d’offre de service : le brand content et la publicité. Je ne connais pas, à ce jour, d’autres natures impactantes capables d’attirer massivement l’attention des internautes lorsqu’ils visitent les réseaux sociaux. Or, ce traffic d’opportunité est faiblement qualitatif (qualifié) pour une majorité de sites commerciaux car il y a peu de chance que l’achat d’un canapé ou d’un nouveau vêtement ne résulte directement d’un clic basé sur une telle offre de service. Il peut s’agir de recrutement, de valorisation de la visibilité mais rarement de transaction. Dans ce contexte, la visibilité obtenue par les marques sur les réseaux sociaux ressemble trait pour trait à celle obtenue via des publicité télé : faible impact et grosses volumétries.

Comme je l’écrivais plus haut, la faible qualité de ces offres de service, doublé de volumétries en baisse, ne laisse que peu de chances aux réseaux sociaux de contrebalancer l’hégémonie de Google. Je n’envisage même pas la nécessité de payer la diffusion du contenu ou des publicités dans ce cadre car cette démarche parachèverait alors de démontrer son inutilité. Quel référenceur envisagerait de payer pour un traffic si faiblement qualifié, alors qu’en plus il peut déjà l’obtenir dans une proportion moindre gratuitement ?

Les réseaux sociaux sont donc souhaitables dans la structure de traffic d’un site, mais pas dans leur rôle qu’on veut leur faire jouer.

 

Le référencement naturel reste le “Graal” pour la qualification du traffic

A contrario, quand le travail de référencement naturel est réalisé avec talent, il apporte un traffic extrêmement qualifié. En effet, qui tape dans son moteur de recherche “achat billet d’avion” lorsqu’il recherche des conseils conjugaux. Je vais donc l’écrire pour lever toute ambiguité : selon moi, une telle recherche est celle d’un internaute qui envisage d’acheter des billets d’avion de manière imminente, au moins imminente dans la majorité des cas et à court ou moyen terme dans les autres cas. Obtenir un tel niveau de qualification de l’attente d’un internaute entrant sur un site web depuis un réseau social est techniquement impossible car il ne découvre les offres de service qui lui sont faites qu’à l’opportunité hasardeuse de sa navigation (je pars du principe que la sérendipité est la règle sur ces réseaux). Google est, quant à lui, à même d’avoir un avantage concurrentiel puissant quand il s’agit d’identifier les attentes des internautes et par là même de générer du traffic qualifié car il n’expose par une offre passivement : il analyse une demande précise et circonstanciée et tente de retourner les résultats et propositions les plus pertinentes face à cette requête.

Il est donc tout à fait normal qu’un site web normalement constitué et convenablement référencé tire la majorité de son traffic de Google ou d’autres moteurs de recherche au fonctionnement similaire. Je ne connais pas, à ce jour, d’autres solution techniques qui permettent à l’internaute d’exprimer ses besoins et de se voir présenter une liste d’offres de services, classés qualitativement, pour y répondre. Et le tout en moins d’une seconde !

 

J’estime donc qu’à ce jour, la réelle vulnérabilité d’un site web est d’être mal référencé, et donc de ne pas avoir l’opportunité de rencontrer l’audience qu’il mérite ou du moins qui manifeste un besoin vis-à-vis de l’offre de service formulée. Un déréférencement massif des pages d’un site web financièrement rentable ou dont l’activité est lucrative peut avoir des conséquences dramatiques en matière de chiffre d’affaire mais il est constitutif de la nature même de celui-ci.

 

Qui imaginerait avoir du plaisir à chanter sur scène en playback alors que c’est précisément le risque de se tromper en direct qui rend la démarche artistique et sensible ?

L’exposition médiatique d’un site internet lui fait courir le risque de la perte de traffic car, s’il en perd, c’est qu’il en a. Et c’est toujours plus dramatique pour un site qui en a beaucoup, car cela se voit plus ! De la même manière, aucun journal ne peut être vendu lorsque les kiosquiers sont en grève. Il n’a pour autant pas été envisagé de supprimer le droit de grève de ces derniers (sauf peut-être par les groupes de presse eux-même !).

Je reconnais que sécuriser ses investissements en garantissant une multitude d’apports de traffic à un site web est une mesure de bon sens, mais continuer à claironner qu’un site fortement exposé à Google est vulnérable est inconscient. Cette affirmation laisse penser qu’il y a un problème et qu’il faut le régler. Mais malheureusement, faute d’alternative viable, c’est toujours Google qui mène la danse, cette vulnérabilité est donc constitutive de la nature même d’un site web.

Nous n’avons pas été capables ces dix dernières année ni d’envisager une alternative viable à Google en tant que moteur de recherche, ni de proposer d’autre forme d’apport de traffic, basé sur la prédiction des besoins triviaux des internautes. Google reste aujourd’hui le seul moyen de questionner largement le web pour obtenir des réponses personnalisés. Les seules tentatives d’alternatives connues consistent à concevoir d’autres moteurs de recherche, comme récemment celui de ahref. Mais il s’agit toujours de moteurs de recherche, même les assistants vocaux ne font rien d’autre que des recherches traditionnelles, donc rien de nouveau sous le soleil…

 

A quand une nouvelle catégorie de services web à même de nous accompagner dans la formulation de nos besoins quotidiens ?

Melocoton, premier album

Melocoton, premier album

 

/home/sacripanuv/simonjanvier.com/wp content/uploads/2016/03/a0243221258 16Raphaël Mars et Chloé Löwy de Melocoton viennent de sortir leur première album. Après de long mois de maturation, cet album est le fruit d’une belle rencontre entre cette harpiste et ce guitariste. J’y entends des inspirations médiévales et folk mais c’est encore plus le voyage dans lequel ils m’entraînent qui me marque à l’écoute de leurs collages sonores, sortes d’intermèdes entre les chansons. Je me demande même si les intermèdes ne sont pas quelques fois plus importants que les chansons, car c’est précisément là qu’ils se racontent.

(suite…)

En quête des outils d’administration parfaits et de l’IDE idéal

En quête des outils d’administration parfaits et de l’IDE idéal

Je recherche depuis quelques temps la meilleure manière d’organiser les aspects techniques de ma vie sur le web (Les tâches techniques sont les activités qui me prennent le plus de temps et j’ai du mal à les rationaliser).

Jusqu’ici, je gérais en 4 endroits différents les outils et les informations nécessaires au développement et à la gestion de mes serveurs. Parmi ces outils, on retrouve : un éditeur de texte (jusqu’ici Coda 2), un client FTP/SFTP (Transmit, oui, je travaille sur mac !), un client SQL (Sequel Pro, une autre spécialité du monde mac), une base d’information contenant mes identifiants, mal organisée, avec des informations dans Gmail et dans Evernote et enfin le terminal de base du mac pour les sessions SSH (efficace mas peu pratique tout de même). Inutile de vous dire que la maintenance d’un écosystème aussi disparate prenait du temps et suscitait chez moi de la fatigue… intellectuelle…

J’ai donc recherché la meilleure manière de rationaliser tous ces outils, en rêvant qu’un IDE surpuissant puisse le faire. Une des conditions était qu’il ne soit pas trop technique ou orienté spécifiquement vers le versioning, méthode de travail que je ne mets pas encore en application (même si certaines collaborations m’y pousseront à l’avenir).

 

Première étape de ma réflexion : CodeAnywhere

CodeAnywhere semblait pour moi l’outil idéal afin de répondre à toutes ces problématiques mais il est coûteux et l’éditeur de texte de qualité moyenne. Il me rappelle le début des éditeurs en ligne, avant que Brackets et sa kyrielle de modules complémentaires ne fasse son apparition. J’ai donc été un peu déçu par le positionnement de l’outil et j’ai trouvé son niveau de fonctionnalité assez réduit.

 

Tout faire soi-même ?

Dans les domaines où les développeurs et les ingénieurs informatique interviennent, certains estiment être mieux servis par eux-même que par des tiers. Ils n’ont pas forcément tord. C’est assez logique quand on la capacité de créer et configurer soi-même ses outils de production. Mais réinventer la roue dès que l’on a besoin d’un éditeur de texte peut paraître ridicule et chronophage. En revanche, configurer et assembler des outils sur son propre serveur pour obtenir une solution sur mesure peut être une bonne solution. On obtient alors un outil de pilotage ajusté, configuré avec précision, jusque dans les moindres détails.

C’est la conclusion à laquelle je suis arrivé après mon échec avec CodeAnywhere. J’ai donc entrepris la sélection des bons outils, open source et installables facilement (on y reviendra) sur mon propre serveur. Les heureux gagnants de ce concours très personnel ont été : Owncloud pour la gestion de fichiers et l’éditeur de texte léger, dbNinja pour la gestion des bases de données SQL et Gateone pour la gestion des sessions SSH. A part dbNinja qui est un script PHP très facile à installer sur un serveur Apache/PHP/MySQL, les autres outils ont demandé un peu plus de travail.

Ownloud est une application de gestion de fichier très puissante qui permet de créer des serveurs de fichier de type NAS ou de type Google Drive, mais aussi de se comporter comme un client FTP en se connectant à des serveurs distants (Webdav, Google Drive, DropBox, FTP, SFTP, etc.).

L’environnement d’installation est assez exigeant quant à la précision des droits sur les fichiers et dossiers ainsi que sur la version de PHP qui doit toujours être la plus élevée possible (rien n’est envisageable en dessous de PHP 5.4 et même PHP 6 ou 7 qui ont été obligatoires dans mon cas). Il est donc plus simple d’utiliser le package apt-get sur Debian ou Ubuntu pour installer automatiquement l’application et l’ensemble des dépendances qu’elle nécessite.

Une fois l’ensemble de vos comptes configurés dans Owncloud, vous pouvez vous connecter à celui-ci en utilisant le protocole WebDav. Owncloud se comporte alors comme un super agrégateurs de comptes de stockage et peut vous faire gagner un temps considérable dans un contexte d’accès régulier à des fichiers sur différents serveurs de configuration et protocoles hétérogènes. Je dois reconnaître que je ne me suis pas posé de question de sécurité dans la conceptualisation de cet outil pour mes propres besoins, je laisserai les experts du domaine statuer sur cet aspect.

L’éditeur de texte proposé par Owncloud n’est pas très riche en fonctionnalités mais il fait simplement son job avec une coloration syntaxique de base, et c’est out ce qu’on lui demande. On notera la prise en charge du raccourci ctrl + s (cmd + s sur mac) pour sauvegarder un fichier modifié. Je pense que cette approche deviendra un standard de fait à l’avenir mais les développeurs web sont encore timides dans ce domaine.

 

L’installation de dbNinja ne nécessite pas de commentaire spécifique. L’outil se substitue parfaitement à Sequel Pro, on y retrouve même un ensemble de fonctions très similaires et organisées de manière beaucoup plus ergonomique que dans phpMyAdmin, que je n’apprécie pas. La seule limite d’un tel outil estqu’il ne propose pas de tunneling SSH (connexion directe au serveur de base de données via SSH) mais on peut le comprendre pour des raisons de sécurité évidentes. Il faudra donc créer les tunnels SSH à la main sur le serveur avant de pouvoir s’en servir dans dbNinja (en passant par localhost des des ports inutilisés).

Mais comme je recherchais des solutions simples et assez rapides à mettre en place, je me suis arrêté en chemin, me limitant à configurer et tester les connections SQL que je pouvais réaliser par socket sur des serveurs qui acceptaient les connexions extérieures. Les outils parfaits n’existent malheureusement pas non plus ici…

 

La configuration de Gateone pourrait occuper plusieurs pages d’un article à elle seule. En effet, c’est long, compliqué et nécessite des compétences en SSH, en Linux et en Python. C’est sur la configuration du framework Tornado qui est utilisé par Gateone dans une version très ancienne (avant la v3) que j’ai bloqué le plus longtemps. Je n’ai pas compris tout de suite que si Gateone refusait de démarrer, c’était parce que la version de Tornado installée était trop récente. Les message d’erreur retournés n’étaient pas du tout explicites.

J’apprécie beaucoup Gateone car l’interface est simple et l’affichage des sessions (colorées et même en mode graphique, s’il vous plait) est rapide. Un système de bookmark permet de conserver les informations sur les comptes SSH sans avoir à faire appel à un stockage d’information externe. On peut même sauvegarder ses mots de passe, ce qui est assez rare pour être souligné !

Bien que cet outil soit formidable, il est difficile de le maintenir car chaque nouvelle mise à jour du système luit fait courir des risques d’indisponibilité. En effet, la mise à jour Tornado s’effectue automatiquement dans la version la plus récente et rend Gateone inutilisable (c’est du vécu, on repasse alors 20 minutes à rechercher la cause du dysfonctionnement et à le corriger).

 

OVH me permet de disposer d’un beau VPS à base de disque SSD pour configurer tout cela et c’est très rapide à l’utilisation, mais la maintenance d’un tel système me semble bien trop chronophage à long terme. Cette solution n’est donc pas pérenne.

 

ShiftEditTiens, ShiftEdit se rappelle discrètement à mon souvenir !

J’avais bien remarqué ShiftEdit dans la bibliothèque d’applications proposées par Google Chrome (oui, car étudier la liste des éditeurs offline proposée par Google Chrome app Store est un bon point de départ dans la quête de l’IDE idéal), mais je n’avais pas identifié son potentiel applicatif. En effet, ce petit éditeur de texte regorge de fonctionnalités bien pensées et regroupe un grand nombre des choses que je recherche depuis des années :

  • Gestion de fichier muti-comptes (FTP, SFTP, Google Drive, etc.)
  • Editeur de texte avec coloration syntaxique (mais aussi le bon thème de couleurs, la sélection par ligne, le soulignement de la ligne active, beautify intégré, etc.)
  • Une fonctionnalité live preview pour suivre les changement apportés au code
  • Une fonction preview intégrée qui gère des url différentes des chemins serveurs
  • Une intégration de phpMyAdmin (je ne l’ai pas encore testée)
  • Un terminal SSH intégré
  • La possibilité de gérer les droits sur les fichiers directement dans le gestionnaire de fichiers
  • Un rechercher / remplacer efficace
  • La possibilité de rechercher un terme dans des fichiers se trouvant sur le serveur mais jamais ouverts dans l’éditeur (trouver où se trouve une fonction php à travers un grand nombre de fichier, par exemple)
  • La possibilité de comparer deux fichiers directement dans l’éditeur de texte
  • Une division des fenêtres par volets (basique mais indispensable)

Et, pour finir la version illimitée de l’outil est plutôt bon marché, à 6$ par mois.

Je vais donc poursuivre mes tests mais j’envisage d’abandonner mon VPS dans les temps à venir et de basculer toute ma gestion serveur vers Shiftedit. Il me reste juste une inconnue quant à la sécurité du système mais tout m’a l’air sérieux du côté de l’éditeur. Et vous, vous en pensez quoi ?

Modifier les droits d’un dossier en 777 génère une erreur 500 chez OVH

Modifier les droits d’un dossier en 777 génère une erreur 500 chez OVH

Si vous êtes arrivé sur cet article depuis Google, c’est certainement que vous n’aviez pas connaissance du problème…
La gestion des droits sur les hébergements mutualisés est un peu spécifique chez OVH. Elle ne correspond pas forcément aux standards de la nomenclature proposée par Linux sur les serveurs Apache.
erreur-500-internal-server-errorVous aurez constaté qu’en modifiant les droits d’un dossier, en passant de 555 qui est le niveau le plus élevé d’autorisation chez OVH à 777 qui est le niveau de droits le plus élevé sur Apache sous Linux, le serveur retourne une erreur système.
Le problème est parfaitement documenté chez OVH mais on peut mettre un certain temps à comprendre d’où il provient lorsqu’on est habitué à utiliser directement Linux pour un hébergement Web plutôt qu’un hébergement mutualisé.
 

La solution

La solution est très simple : repasser les droits du dossier et éventuellement des fichiers qu’il contient à 555. Le problème est ainsi instantanément résolu !
Amazon Kindle, source illimitée de textes pour la lecture à voix haute

Amazon Kindle, source illimitée de textes pour la lecture à voix haute

Maintenant que j’ai décidé d’utiliser Voice Dream Reader comme outil de lecture à voix haute des textes, il me faut trouver des moyens de l’alimenter en contenu à lire. Les bibliothèques en ligne gratuites, ou libres de droit rendent la recherche de texte de bonne qualité laborieuse. Il est d’ailleurs beaucoup plus aisé de rechercher les fichiers au format ePub pour trouver des textes de bonne qualité. Et ces plateformes ne garantissent pas de trouver les textes systématiquement à ce format.

Je me suis donc tourné vers Amazon et son offre Kindle. Ces textes sont initialement destiné à être utilisé dans l’application Kindle elle-même. On peut retrouver l’application Kindle sur les smartphones, les tablettes, les Mac ou les PC ou encore sur les tablettes qui Kindle qui sont fabriquées directement par Amazon. Afin de maîtriser ce marché, Amazon a doté les fichiers d’un format propriétaire ainsi que de DRM.

 

Libérez les textes pour les importer dans Voice Dream Reader

 

/home/sacripanuv/simonjanvier.com/wp content/uploads/2015/12/calibre azw to epubVoice Dream Reader ne reconnaît pas directement le format des textes proposés par Amazon. Il faut donc les convertir avec des outils qui vont en transformer le format ainsi que retirer les DRM. Après de longues recherches, j’ai décidé d’utiliser la solution Clalibre qui permet d’applique un certain nombre de modifications aux fichiers ePub. Calibre propose d’un dispositif de plug-ins qui permet d’ajouter un module externe qui supprime spécifiquement les DRM des fichiers Kindle d’Amazon.

Vous trouverez sur Internet quelques tutoriels très bien réalisé qui explique comment installer Calibre puis comment importer les fichiers Kindle et enfin comment les convertir en supprimant les DRM (voir ici pour la liste des ressources qui forment un “pas à pas” de la méthode). Il vous faudra ensuite, afin d’importer les fichiers dans Voice Dream Reader, choisir une des solutions de synchronisation de fichiers avec l’application. Parmi celles que j’utilise quotidiennement, on retrouve Instapaper et Google Drive qui suffisent largement pour mes besoins. Mais vous pourrez aussi importer des fichiers via iTunes quand votre terminal est connecté à votre ordinateur (je parle évidemment des terminaux qui fonctionnent avec iOS comme les iPhones et les iPads) ou encore utiliser le système iCloud d’Apple. Pour finir, vous aurez aussi la possibilité d’utiliser un navigateur Web interne à Voice Dream Reader dans lequel vous pouvez cliquer sur des liens qui vous permettront de télécharger les fichiers textes à importer. Mais dans l’objectif d’utiliser Calibre, Google Drive ou iCloud resteront vos meilleurs choix.

 

Présentation du catalogue Kindle

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Bien que le titre de ce paragraphe soit quelque peu ambitieux, je vais essayer de vous présenter les différents types de textes que vous pourrez trouver facilement dans la bibliothèque Kindle. Elle est composée de textes qui sont commercialisés par les éditeurs, qu’il s’agisse de fiction ou d’essais, mais mais aussi de textes qui proviennent de l’auto édition, écrits par des blogueurs ou auteurs indépendants. Les éditeurs connus ont tendance à ne convertir au format digital que leurs best-sellers assez peu les titres qui sont restés confidentiels en matière de vente. Mais on peut avoir tout de même de bonnes surprises en cherchant bien.

Quant aux blogueurs, ils ont trouvé sur Kindle l’opportunité de monétiser des textes tout en leur donnant une visibilité que leurs blogs ne leur aurait pas permis d’avoir. Il s’agit souvent de méthodes pratiques et d’ouvrages de non fiction concernant le développement personnel ou encore les travaux manuels (j’ai ainsi acheté un guide rapide qui m’explique comment vendre sur Amazon avec la formule « expédié par Amazon»). La démarche d’auto-édition de certains auteurs leur permet aussi de donner de la visibilité à des ouvrages qui n’auraient pas pu être édité car trop ciblés ou pas assez vendeurs. Bien qu’étant une multinationale Amazon laisse la liberté à tout un chacun de s’exprimer s’il le souhaite !

Je ferai une dernière remarque au sujet des textes passés dans le domaine publique. Ceux-ci sont assez souvent téléchargeable gratuitement sur la plate-forme dans un format d’excellente qualité.

 

Pourquoi utiliser les textes Kindle d’Amazon dans Voice Dream Reader ?

Bien qu’il existe un grand nombre de sources qui permettrait d’alimenter cette application de lecture à haute voix, j’ai choisi d’acheter mes textes sur Kindle afin d’éviter de perdre mon temps à les chercher sur des plates-formes gratuites qui proposent la plupart du temps des formats digitaux de piètre qualité. Il s’agit toujours d’une équation entre le temps et l’argent, mais je suis certain que dans ce cas, payer les textes me permet de gagner beaucoup de temps et de me concentrer justement sur leur lecture.

Amazon propose une bibliothèque de textes qui est toujours bon marché, régulièrement mise à jour. Alors pourquoi se priver?