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Au sujet de la “crise” de désindexation Google en 2019

Au sujet de la “crise” de désindexation Google en 2019

Depuis les récents incidents techniques à répétition qui ont amené des sites majeurs de l’industrie du web à être temporairement désindexés par Google, des articles d’opinion fleurissent sur le sujet. Ces derniers nous expliquent à quel point la perte en chiffre d‘affaire dû à la désindexation massive a été l’occasion de révéler la vulnérabilité d’un très grand nombre de sites web dans la structure de leur apport en traffic. C’est une vision bien singulière qui mérite d’être discutée ici.

 

Les réseaux sociaux au secours des sites web

Un certain nombre de référenceurs et de marketeurs ont orienté leurs travaux vers les réseaux sociaux ces dernières années. Depuis, ils martèlent que la structure d’apport de traffic d’un site web doit être à tout pris diversifiée et qu’il faudrait même activement travailler à réduire la part de Google dans celle-ci. C’est tout à fait logique de la part de libertaires (et ils sont nombreux dans ce secteur) qui ne veulent en aucun cas être dominé. C’est même une saine démarche de sécurité économique pour un site web de ne pas dépendre d’une source de traffic trop proéminente. Il semblerait que, selon ces même fameux référenceurs “idéologisés”, les réseaux sociaux soient le Graal pour ces sites web en mal de traffic, comme des sauveurs providentiels alors que nous verrons plus loin qu’ils ne le sont pas nécessairement. Et le sauvetage aurait lieu à grand coups d’apport de traffic à même d’apporter la croissance nécessaire au site web et de contrebalancer l’hégémonie de Google qui domine le terrain pour la majorité des sites web, encore aujourd’hui.

Donc, comme il est attendu dans les dogmes (simplistes ?) du pilotage de projet moderne que, quand un problème est identifié, on se doit de lui apporter une solution rapide et efficiente, aussi rapide à concevoir et inappropriée qu’elle puisse être. Et dans notre cas, la première idée qui est passé dans l’esprit des experts s’est arrêtée sur les réseaux sociaux. Est-ce le fruit du hasard ? Est-ce qu’un apport de traffic via cartes imprimées et distribuées dans la rue aurait connu la même popularité ? Comme les réseaux sociaux semblent avoir été retenus sans grande réflexion préalable vue la faible qualité de la réponse qu’ils apportent au problème posé, c’est alors probable…

 

Analyser la nature propre des réseaux sociaux

Quand on envisage les réseaux sociaux comme mesure compensatoire d’apport de traffic face au danger que représente Google, on omet d’analyser leur nature propre. On se dit simplement qu’ils brassent un traffic massif et qu’il suffirait donc de positionner quelques offres de service, posts et autres invitations à cliquer aux endroits stratégiques sur ces plateformes pour que le traffic commence à affluer vers le site à sauver. Cela n’est pas complètement illogique mais le niveau des interactions, dont les partages, s’est très fortement érodé au fil des années, et, en l’ayant constaté de manière directe, je peux même avancer que l’apport de traffic naturel depuis ces mêmes réseaux sociaux devient quasi inexistant aujourd’hui. Le sauvetage n’est donc pas certain…

Mais étudier la répartition proportionnelle des apports de traffic d’un site consiste aussi, et cela me semble encore plus important que les volumétries, à analyser la nature même de ce traffic. Il faut alors identifier les attentes du client et ses modes d’interaction. Par exemple un site de ecommerce qui reçoit un traffic massif mais dont les visiteurs ne font qu’utiliser ses images pour les épingler sur Pinterest plutôt que passer des commandes, reçoit donc du traffic qui n’a aucune valeur intrinsèque. Nous avons trop souvent cédé aux sirènes de la volumétrie, plutôt que de nous adonner à cette science quelque peu rigoriste qui se nomme “qualification du traffic”. Cette dernière est une des grandes oubliées du marketing moderne alors qu’elle est primordiale. Beaucoup trop de site perdent leur rentabilité et même leur raison d’être en faisant la course au traffic. Celui-ci doit impérativement être qualitatif car, s’il ne l’est pas, il coûte cher en moyens techniques pour l’accueillir alors que son ROI est inexistant.

 

Un traffic de faible qualification

Et c’est certainement là que le traffic des réseaux sociaux pose le plus problème. Ce traffic provient de deux types d’offre de service : le brand content et la publicité. Je ne connais pas, à ce jour, d’autres natures impactantes capables d’attirer massivement l’attention des internautes lorsqu’ils visitent les réseaux sociaux. Or, ce traffic d’opportunité est faiblement qualitatif (qualifié) pour une majorité de sites commerciaux car il y a peu de chance que l’achat d’un canapé ou d’un nouveau vêtement ne résulte directement d’un clic basé sur une telle offre de service. Il peut s’agir de recrutement, de valorisation de la visibilité mais rarement de transaction. Dans ce contexte, la visibilité obtenue par les marques sur les réseaux sociaux ressemble trait pour trait à celle obtenue via des publicité télé : faible impact et grosses volumétries.

Comme je l’écrivais plus haut, la faible qualité de ces offres de service, doublé de volumétries en baisse, ne laisse que peu de chances aux réseaux sociaux de contrebalancer l’hégémonie de Google. Je n’envisage même pas la nécessité de payer la diffusion du contenu ou des publicités dans ce cadre car cette démarche parachèverait alors de démontrer son inutilité. Quel référenceur envisagerait de payer pour un traffic si faiblement qualifié, alors qu’en plus il peut déjà l’obtenir dans une proportion moindre gratuitement ?

Les réseaux sociaux sont donc souhaitables dans la structure de traffic d’un site, mais pas dans leur rôle qu’on veut leur faire jouer.

 

Le référencement naturel reste le “Graal” pour la qualification du traffic

A contrario, quand le travail de référencement naturel est réalisé avec talent, il apporte un traffic extrêmement qualifié. En effet, qui tape dans son moteur de recherche “achat billet d’avion” lorsqu’il recherche des conseils conjugaux. Je vais donc l’écrire pour lever toute ambiguité : selon moi, une telle recherche est celle d’un internaute qui envisage d’acheter des billets d’avion de manière imminente, au moins imminente dans la majorité des cas et à court ou moyen terme dans les autres cas. Obtenir un tel niveau de qualification de l’attente d’un internaute entrant sur un site web depuis un réseau social est techniquement impossible car il ne découvre les offres de service qui lui sont faites qu’à l’opportunité hasardeuse de sa navigation (je pars du principe que la sérendipité est la règle sur ces réseaux). Google est, quant à lui, à même d’avoir un avantage concurrentiel puissant quand il s’agit d’identifier les attentes des internautes et par là même de générer du traffic qualifié car il n’expose par une offre passivement : il analyse une demande précise et circonstanciée et tente de retourner les résultats et propositions les plus pertinentes face à cette requête.

Il est donc tout à fait normal qu’un site web normalement constitué et convenablement référencé tire la majorité de son traffic de Google ou d’autres moteurs de recherche au fonctionnement similaire. Je ne connais pas, à ce jour, d’autres solution techniques qui permettent à l’internaute d’exprimer ses besoins et de se voir présenter une liste d’offres de services, classés qualitativement, pour y répondre. Et le tout en moins d’une seconde !

 

J’estime donc qu’à ce jour, la réelle vulnérabilité d’un site web est d’être mal référencé, et donc de ne pas avoir l’opportunité de rencontrer l’audience qu’il mérite ou du moins qui manifeste un besoin vis-à-vis de l’offre de service formulée. Un déréférencement massif des pages d’un site web financièrement rentable ou dont l’activité est lucrative peut avoir des conséquences dramatiques en matière de chiffre d’affaire mais il est constitutif de la nature même de celui-ci.

 

Qui imaginerait avoir du plaisir à chanter sur scène en playback alors que c’est précisément le risque de se tromper en direct qui rend la démarche artistique et sensible ?

L’exposition médiatique d’un site internet lui fait courir le risque de la perte de traffic car, s’il en perd, c’est qu’il en a. Et c’est toujours plus dramatique pour un site qui en a beaucoup, car cela se voit plus ! De la même manière, aucun journal ne peut être vendu lorsque les kiosquiers sont en grève. Il n’a pour autant pas été envisagé de supprimer le droit de grève de ces derniers (sauf peut-être par les groupes de presse eux-même !).

Je reconnais que sécuriser ses investissements en garantissant une multitude d’apports de traffic à un site web est une mesure de bon sens, mais continuer à claironner qu’un site fortement exposé à Google est vulnérable est inconscient. Cette affirmation laisse penser qu’il y a un problème et qu’il faut le régler. Mais malheureusement, faute d’alternative viable, c’est toujours Google qui mène la danse, cette vulnérabilité est donc constitutive de la nature même d’un site web.

Nous n’avons pas été capables ces dix dernières année ni d’envisager une alternative viable à Google en tant que moteur de recherche, ni de proposer d’autre forme d’apport de traffic, basé sur la prédiction des besoins triviaux des internautes. Google reste aujourd’hui le seul moyen de questionner largement le web pour obtenir des réponses personnalisés. Les seules tentatives d’alternatives connues consistent à concevoir d’autres moteurs de recherche, comme récemment celui de ahref. Mais il s’agit toujours de moteurs de recherche, même les assistants vocaux ne font rien d’autre que des recherches traditionnelles, donc rien de nouveau sous le soleil…

 

A quand une nouvelle catégorie de services web à même de nous accompagner dans la formulation de nos besoins quotidiens ?

Modifier les droits d’un dossier en 777 génère une erreur 500 chez OVH

Modifier les droits d’un dossier en 777 génère une erreur 500 chez OVH

Si vous êtes arrivé sur cet article depuis Google, c’est certainement que vous n’aviez pas connaissance du problème…
La gestion des droits sur les hébergements mutualisés est un peu spécifique chez OVH. Elle ne correspond pas forcément aux standards de la nomenclature proposée par Linux sur les serveurs Apache.
erreur-500-internal-server-errorVous aurez constaté qu’en modifiant les droits d’un dossier, en passant de 555 qui est le niveau le plus élevé d’autorisation chez OVH à 777 qui est le niveau de droits le plus élevé sur Apache sous Linux, le serveur retourne une erreur système.
Le problème est parfaitement documenté chez OVH mais on peut mettre un certain temps à comprendre d’où il provient lorsqu’on est habitué à utiliser directement Linux pour un hébergement Web plutôt qu’un hébergement mutualisé.
 

La solution

La solution est très simple : repasser les droits du dossier et éventuellement des fichiers qu’il contient à 555. Le problème est ainsi instantanément résolu !
Gagner sa vie en créant un plugin pour WordPress

Gagner sa vie en créant un plugin pour WordPress

Xavier Jaleran est l’animateur du Podcast Parlons Web depuis près de 20 épisodes.

Dans son 19e numéro, il s’entretient avec Stéphane qui a fondé l’institut Pandore (éditeur de livres) et qui est aussi développeur à ses heures perdues. Pour les besoins de promotion de ses livres, il s’est lancé dans la recherche d’un plugin qui lui permettrait de réaliser facilement des Quiz en ligne. Les produits existants ne correspondaient malheureusement pas à ses attentes. il se décide donc à coder lui-même le module de ses rêves. C’est de cette manière que nait WordPress Viral Quiz.

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Afin de rentabiliser le mois et demi passé à réaliser ce nouveau plugin, il se décide à le proposer en version payante sur CodeCanyon. Le succès a été immédiat et il fait aujourd’hui partie des plugins les plus vendus sur la marketplace.

Stéphane nous explique dans ce podcast passionnant comment il a eu l’idée du plugin et comment il en a fait une activité rentable qui génère aujourd’hui des revenus conséquents (tous les détails sont présentés dans le podcats).

Rendez-vous sur le site de Xavier Jaleran pour écouter le numéro 19 du Podcast Parlons Web >

Les chefs d’entreprises ne dirigent plus

Les chefs d’entreprises ne dirigent plus

Il y a 50 ans, le chef d’entreprise était la personne la plus plus qualifiée pour exercer le métier qui était au cœur de l’activité de l’entreprise. Mais la révolution industrielle impulsée par les nouvelles technologies a changé la donne.

“ Beaucoup moins technocratiques qu’avant, les ingénieurs ont pris le pouvoir avec d’excellentes qualités opérationnelles. “

Cette affirmation pourrait sonner comme une tentative de coup d’état dans l’équilibre des pouvoir managériaux traditionnels beaucoup plus que comme un constat si elle n’était justifiée par une volonté forcenée des acteurs technologiques de contribuer à la réussite de leurs entreprises. En écrivant ces lignes, j’ai pensé que c’était un cas unique dans l’histoire. C’était sans compter sur les industries de la culture et de la création qui rencontrent cette problématique depuis leur naissance. En effet, il a toujours existé une séparation très nette dans les responsabilités entre les dirigeants, souvent financeurs et pourvoyeurs des moyens matériels de la création, et les créateurs, sans qui rien n’est possible. Les premiers assurent l’intendance et une direction symbolique (ils représentent la personnalité morale que constitue la structure qui s’organise autour du créateur) et les seconds “font” l’activité qui amène ces deux forces à collaborer. C’est donc en poursuivant ma réflexion que l’évidence m’est apparue : les plateaux de création théâtrale, les groupe de presse, les sociétés de productions de programmes télévisés et encore beaucoup d’autres sont quotidiennement confrontés à cette problématique de management. La majorité de ces structures ont codifiées les rôles de chacun, les responsabilisant avec précision dans leurs domaines de prérogative. Mais une relation de tension est toujours induite par un attelage à deux têtes. Les institutions qui ont codifiées les relations des créatifs et de leurs encadrants ont espéré que naîtrait une dynamique d’émulation et de régulation dans l’aller-retour perpétuel entre l’organisation logistique du travail et l’activité même de création.

Mais il existe des exceptions telles que Facebook, mais c’est certainement parce que la société est dirigée par un ingénieur !

Les sociétés du secteur de l’informatique, bien qu’employant les esprits les plus créatifs de ces 50 dernières années, n’ont jamais eu la tentation d’entrer dans cette dynamique. Les chefs d’entreprise et leurs cadres de direction sont est toujours restés seuls maitres de la destinée de leurs entreprises. Et pourtant, beaucoup d’ingénieurs ont rejoint les rangs du personnel encadrant. Mais ces ingénieurs, sortant immédiatement de leurs fonctions de recherche ou de production ont endossé sans difficultés les impératifs imposés par les fonctions de direction, oubliant instantanément le pragmatisme de terrain. Nous rencontrons donc encore des dirigeants issus du terrain mais qui dirigent leurs entreprise en toute indépendance avec celui-ci. Cette situation crée un fort décalage entre le personnel qui exerce son métier au cœur de l’activité de l’entreprise et les dirigeants qui administrent “à distance”. Ces situations de management sont préjudiciables aux entreprises dont le personnel ne se sent pas écouté ni accompagné dans ses activités. Ce personnel hautement qualifié, très à l’écoute du marché, développant les produits ensuite fabriqués par l’entreprise est pourtant le plus à même d’assurer la gouvernance de cette dernière. C’est ce personnel qui est quotidiennement confronté aux enjeux techniques et économiques de l’entreprise. Bien que ce pragmatisme ne soit pas un gage de réussite en matière de management, il est le caractère d’un personnel qui exerce des fonctions de recherche et de prospective. Disposant d’une solide expérience de terrain et d’une vision temps-réel du marché, ils sont bien plus à même de prendre les bonnes décisions en matière de développement économique que leurs propres dirigeants.

Une recette toute faite ?

Afin de réussir un bon équilibre décisionnel, il faudrait faire remonter les informations du terrain (sorte de veille stratégique appliquée) et non des indicateurs de gestion. Mais il ne serait possible d’obtenir ces informations qu’en maintenant les équipes de production dans leur environnement d’activité, sans quoi, promus dans des équipes de direction, il seraient immédiatement coupés du terrain qui garant pourtant la pertinence et la l’authenticité de leurs indicateurs stratégiques. Il ne faudrait donc rien changer à l’organigramme mais les équipes de direction devraient se tenir constamment à l’écoute de leur personnel en activité sur le terrain.

Le malaise s’installe

Les chefs d’entreprise, coupés de la réalité de l’activité de leurs salariés, pensent pouvoir trouver leur légitimité dans le fait d’assumer seuls les fonctions décisionnelles qui leurs incombent. bien souvent en ne consultant personne, rarement en externe et encore plus rarement en interne. Le dirigeant installe malgré lui une malaise qui se dégrade en divorce quand les salariés acquièrent la certitude de ne pas être écouté. Et en retour, le chef d’entreprise se sent incompris. Le secteur des nouveaux médias est confronté à ces enjeux et la réussite économique des entreprises passera par une forte prise de conscience des problèmes liés à l’autocratie.

Manque d’envie

Il arrive aussi que certains aspects de l’activité de l’entreprise soient vues par le dirigeant comme des passages obligés ou même un “mal nécessaire” plutôt que comme un élément positif du développement de celle-ci. C’est ce qui arrive parfois dans les domaines des nouvelles technologies de l’information ou dans les domaines informatiques. Dans ce cas, imaginer une communication online ou seulement un site web deviennent de réelles corvées. Mais ce désintérêt est généralement lié à une méconnaissance de ces disciplines émergentes et, par extension, à une peur des gardiens de la connaissances que sont les webmasters ou encore les responsables informatique. La nécessité d’investir dans le numérique n’est malheureusement plus une option pour les chefs d’entreprise et la motivation manquante devient un écueils extrêmement préjudiciables au maintien de la compétitivité de certaines entreprises qui peinent à s’impliquer dans des projets liés aux nouvelles technologies. Afin d’obtenir un compromis acceptable, les chefs d’entreprise les moins motivés délèguent intégralement les projet des communication en ligne à des subalternes ou même à des prestataires externes. Ils finissent donc par ne plus diriger ces projets, d’autres interlocuteurs prennent le pouvoir à leur place dans ces domaines. Afin de la rendre plus concrète et moins polémique, j’ai adapté la suite de ma réflexion à un secteur que je connais bien : l’industrie de l’internet.

Un personnel de mieux en pieux formé

Les équipes qui ont en charge les projets internet des entreprises sont aujourd’hui bien formées et couvrent l’ensemble des périmètres techniques et fonctionnels nécessaires à leur réalisation (que ce soit en interne ou avec le soutien de prestataires externes). Il est donc aisé pour le personnel de ces équipes d’intervenir en prise de décision dans leurs domaine de prérogative. Il s’agit d’un fait satisfaisant si ces responsabilités leurs ont été effectivement déléguées. En revanche, il est une déviance répandue qui consiste à ne pas solliciter les dirigeants de l’entreprise dans le cas de décisions qui peuvent sembler trop techniques, ni même de les informer quand ces décisions on été prises. Nous entendons souvent les techniciens des équipes internet dire “de toute manière, il s ne comprendront pas de quoi il s’agit”. C’est certainement vrai dans la majorité des cas mais il ne faut pas faire l’économie de la pédagogie et des explications propices à permettre au chef d’entreprise d’arbitrer les décisions qui lui reviennent. C’est de cette manière qu’une relation de confiance durable peut être instaurée entre le chef d’entreprise et des équipes internet. Le chef d’entreprise sera ainsi conseillé et accompagné afin de lui permettre de prendre les décisions qui lui reviennent, sans jamais douter de la loyauté de ces équipes. Il s’agit d’une éthique de la gouvernance qui doit se développer dans l’industrie de l’internet afin d’apporter aux dirigeant la légitimité nécessaire pour présider à la destinée de leurs entreprises.

Crise de sens dans l’environnement économique

L’incapacité de certains dirigeants à déterminer quel niveau d’ingérence ils souhaitent avoir dans les décisions propres à leur entreprise fait courir un grand péril au développement de celles-ci. Il semble que la physionomie des chefs d’entreprise ait évolué vers des profils plus ouverts et moins directifs. Le management participatif (AGILE ?) est une excellent chose quand il est assumé comme tel et non comme une manière de ne pas diriger réellement. Ce phénomène de désengagement managérial est évidement lié aux incertitudes de l’environnement économique actuel : les chefs d’entreprise ne dirigent plus exclusivement pour assurer un développement économique pérenne à leur entreprise. D’autres motivations les animent : ne pas disparaître suite à un échec économique conjoncturel ou encore apporter aux actionnaires toujours plus de dividendes. Si l’entreprise n’a plus de raison d’être en elle-même, son dirigeant ne peut plus sauvegarder sa légitimité à la diriger. Son management est animé par des volontés sans rapport avec l’entreprise et les salariés ressentent ce manque de cohérence qui instaure un malaise durable.

Incapacité du management à imposer une vision d’avenir

Myspace est une société qui a de gros problèmes managériaux car elle est dirigée par des professionnels des médias qui n’ont pas de culture de l’internet.

Les dirigeants sont déstabilisés par la conjoncture économique actuelle. Il leur est donc difficile de se projeter dans l’avenir et de former de nouveaux projets de développement pour leurs équipes et leurs outils de production. Les marchés se déplacement géographiquement et toutes nos références culturelles s’en trouvent chamboulées. Par conséquent, quand un dirigeant propose une véritable vision d’avenir, l’ensemble de son équipe doute, se méfie et peine à se remotiver. Il faudra quelques exemples de nouvelles réussites mondialisées et post-crises pour redonner confiance dans les principes de la “success-story”. Il demeure évidement difficile pour un chef d’entreprise d’imposer sa vision toute singulière de l’avenir à des équipes (spécifiquement) internet qui vivent quotidiennement dans l’avenir. Ils veillent et restent ainsi au fait de toutes les nouveautés avant même qu’elles ne se démocratisent. Ces équipes ont donc une image d’un dirigeant un peu “dépassé” par une évolution des stratégies de communication qu’il peine à maîtriser.

Un nouvel ordre à trouver

C’est le sens que l’entreprise donne à son activité économique qui indique la direction qu’elle donnera à son développement sur internet. La bonne santé morale d’une entreprise se lit dans sa communication. Et le chef d’entreprise doit être le garant de cette cohésion entre l’équipe et son projet. Les équipes web sont souvent composées de personnes qui exercent leur métier avec passion. Ils ont besoin d’être fondamentalement convaincus de la pertinence des choix stratégiques opérés par leur dirigeant afin de donner le meilleur d’eux-même dans la réalisation de leurs produits de communication numérique. Cet aspect est beaucoup plus important que pour la majorité des autres corps de métier qui composent une entreprise.